https://jeanmichelmagniez.blogspot.com/2019/07/tombe-par-inadvertance.html
En fait, non.
Est-ce si JO-YEUX que cela ?
Il y a, dans le sentiment unilatéral, un manque de quelque chose. Et ce quelque chose pourrait bien être le principe de réalité. Dans le sentiment amoureux, la réciprocité est ce qui fait qu'on cesse de patauger dans le virtuel, dans l'imaginaire, le fantasmatique. Qu'on a quelque chose contre quoi buter, se heurter, quelque chose de palpable -- le corps de l'autre, peut-être ? -- qui nous évite de dériver à toute allure, dépassant la vitesse critique pour aller se perdre à tout jamais dans l'espace, comme un astronaute détaché de son câble de sécurité lors d'une sortie extra-véhiculaire.
Estime, confiance, affection, complicité, signes de reconnaissance. C'est sur cet indispensable terreau qu'il est né. Si tous ces sentiments-là sont reflétés en face, une sorte de logique absurde nous fait imaginer que le "petit +", cet Eros venu bêtement et malencontreusement pousser sur le terreai d'Agape, pourrait l'être aussi. Mais notre moi lucide n'a rien perdu de sa vigilance, il sait ce qui bloque cette partie de la réciprocité.
Transi, selon le terme consacré, on a froid.
...Ou trop chaud.
On est comme sous amphétamines.
On brûle d'une énergie sans objet.
Energique, on l'est.
Cette énergie est une colère sublimée.
Sourde, intime, liée à un sentiment d'impuissance.
Alors, oui, il y aurait bien quelque chose à brûler. Ces parties de soi-mêmes que l'on brûle périodiquement afin de pouvoir renaître comme le Phénix et restaurer un rapport plus harmonieux avec l'existence, avec l'Être.
Quelque chose qu'il faudrait sacrifier comme du bois mort, pour ne pas risquer de se consumer tout entier.
C'est ce sentiment amoureux parasite qu'il faut brûler. Il faudrait s'en débarrasser enfin, de cette émotion qui nous rend "libre", trop libre, comme le ballon du même nom....
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| Ballons dits "libres" (non retenus par des câbles). |
Seulement voilà, on en est incapable. La chose n'est pas sous notre contrôle.
Et, de surcroît, on y tient.
On s'y accroche du bout des ongles, comme pour ne pas tomber, comme à
Une unique raison de vivre.
Une unique raison d'être encore là.
Une unique raison d'encore avancer.
Et on avance.
Dans le brouillard. Sans but réel. Sans savoir où l'on va.
- Disparition du principe de réalité
- Incapacité à exterminer le pathologique
- Refus osbstiné et desespéré d'y mettre fin.
Ça définit quoi ? Ben, une névrose, c'te blague !
Et, de surcroît, on y tient.
On s'y accroche du bout des ongles, comme pour ne pas tomber, comme à
Une unique raison de vivre.
Une unique raison d'être encore là.
Une unique raison d'encore avancer.
Et on avance.
Dans le brouillard. Sans but réel. Sans savoir où l'on va.
- Disparition du principe de réalité
- Incapacité à exterminer le pathologique
- Refus osbstiné et desespéré d'y mettre fin.
Ça définit quoi ? Ben, une névrose, c'te blague !
