Ce que je vais écrire est totalement subjectif. Subjectif à deux titres
- ma théorie n'appartient qu'à moi et n'est pas nécessairement fondée
- peut-être que ce que je vais exposer ne décrit que mon propre fonctionnement.
Tout d'abord, je voudrais faire une distinction, qui me paraît fondamentale, entre l'empathie et la compassion. L'empathie est à large spectre, elle concerne tous les types d'émotions. La compassion, de son côté, est uniquement focalisée sur la détresse de l'autre, à l'exclusion de toutes les autres émotions comme la joie, l'ennui, le dégoût, etc...Là-dessus, je me base sur l'usage qui est généralement fait de ce mot par la majorité des locuteurs.
Les neurones miroirs
[...] Il est possible d'observer dans certaines régions du cortex cérébral (notamment autour de l'aire de Broca, homologue à l'aire F5 du singe, et au niveau du cortex pariétal, une activation à la fois quand l'individu produit une action et lorsqu'il observe un autre individu exécuter une action plus ou moins similaire. [...].
[...]
Un certain nombre de chercheurs (comme les psychologues Frans de Waal, Jean Decety et Vittorio Gallese, ont supposé que les neurones miroirs jouaient un rôle important dans l'empathie.
(Wikipedia)
1) Je fais le postulat que ces chercheurs ont raison et qu'en effet, dans l'empathie, ce sont nos neurones miroirs qui sont à l'œuvre et eux uniquement. Pour être (peut-être exagérément) matérialiste, je pourrais aller jusqu'à dire que l'empathie, c'est de la chimie.
SI j'ai raison, alors, l'empathie peut être évaluée de toutes les manières sur le plan moral.
- elle serait louable quand je fais mienne la détresse de l'autre
- elle serait neutre, anodine, quand je bâille parce que celui qui me fait face vient de bâiller. Phénomène reconnu et très courant et dont tout semble indiquer qu'il illustre le rôle des neurones miroirs.
- elle serait condamnable quand je suis pris d'un accès de violence devant le spectacle de la violence des autres.
2) Par ailleurs, n'oublions pas, dans la première citation, l'importance du mot "observer".
Cela voudrait dire que ce que j'appellerais l'empathie abstraite n'existe pas. Je ne peux pas éprouver de réelle empathie si l'autre, le "modèle" dont je suis censé refléter l'émotion, ne pénètre pas dans mon champ de perception ou de communication, s'il s'agit, par exemple, de quelqu'un dont j'entends parler mais qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de moi, un individu que je n'ai jamais vu ni entendu. Mes neurones miroirs ne peuvent refléter que ce qu'ils perçoivent concrètement.
[...]
Un certain nombre de chercheurs (comme les psychologues Frans de Waal, Jean Decety et Vittorio Gallese, ont supposé que les neurones miroirs jouaient un rôle important dans l'empathie.
(Wikipedia)
Proposition de conclusions
1) Je fais le postulat que ces chercheurs ont raison et qu'en effet, dans l'empathie, ce sont nos neurones miroirs qui sont à l'œuvre et eux uniquement. Pour être (peut-être exagérément) matérialiste, je pourrais aller jusqu'à dire que l'empathie, c'est de la chimie.
SI j'ai raison, alors, l'empathie peut être évaluée de toutes les manières sur le plan moral.
- elle serait louable quand je fais mienne la détresse de l'autre
- elle serait neutre, anodine, quand je bâille parce que celui qui me fait face vient de bâiller. Phénomène reconnu et très courant et dont tout semble indiquer qu'il illustre le rôle des neurones miroirs.
- elle serait condamnable quand je suis pris d'un accès de violence devant le spectacle de la violence des autres.
2) Par ailleurs, n'oublions pas, dans la première citation, l'importance du mot "observer".
Cela voudrait dire que ce que j'appellerais l'empathie abstraite n'existe pas. Je ne peux pas éprouver de réelle empathie si l'autre, le "modèle" dont je suis censé refléter l'émotion, ne pénètre pas dans mon champ de perception ou de communication, s'il s'agit, par exemple, de quelqu'un dont j'entends parler mais qui se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de moi, un individu que je n'ai jamais vu ni entendu. Mes neurones miroirs ne peuvent refléter que ce qu'ils perçoivent concrètement.